" Notre rôle n’est pas d’être pour ou contre, il est de porter la plume dans la plaie "

Albert Londres

 

 

Voici quelques textes de mon Blog en Ligne

Sélection des meilleurs passages

 

Petite Pensée avant de commencer : " Ne pensez pas que j'adhère à votre pensée si mes mots vous inspirent. Ne croyez pas que je cherche le négatif partout, j'observe. Ne soyez pas certain que je sois un pessimiste ordinaire, c'est faux. Ne pensez pas que je souhaite diriger les esprits, devenir humain c'est autre chose que de se laisser détruire par la pensée d'un autre. Je marche sur un chemin en quête d'un avenir plus beau. Peu pour moi, peu pour vous, mais les enfants ! Ah ça oui, les enfants méritent mieux. 

Ne croyez pas en les forces occultes du pouvoir, on sait prendre des routes différentes, à plusieurs c'est mieux, c'est gagné. C'est pourquoi ne marchez jamais seul, entourez-vous toujours d'amis. Où sont les amis des miséreux qui traînent dans nos rues ? Peut-être vous un jour, un ami pour l'homme seul qui s'essouffle au pied d'un métro banal, sous le pont d'un chenal venté, à l'arrière d'une usine morte ; où la froidure de l'hiver apporte son lot de déchirures et d'amertume ; où le commun des mortels ne souhaite pas venir. Oui, je vous assure qu'il y a bien, à 20 mètres de chez vous, une âme en errance et du bonheur à donner. C'est souvent plus simple qu'on ne le pense mais il faut jeter ses certitudes parfois par la fenêtre et ouvrir son coeur. L'ego, au chiotte camarade. Non, je ne suis pas syndiqué. Ne mettez pas aux mots des menottes, laissez les libres. Merde alors...   

Le matérialisme ne doit pas être un objectif : Pensez à ceux qui n'ont plus rien plutôt que de réfléchir à ce que vous n'avez pas encore. N'entassez plus dans vos vieilles armoires, des choses inutiles et qui serviraient tant à votre voisin qui perd espoir. L'espoir, c'est de pouvoir un instant croire en l'autre....Ne misons plus sur le passé mais regardons l'avenir avec ambition et fraternité, le bonheur c'est aussi pour les autres..."

 

Joyeux Noël de la part de la conjoncture actuelle

 

 

Se taire ou continuer d'écrire ?

 

Ce n’est pas la feuille blanche qui m’a fait reculer ces dernières semaines. L’envie d’écrire me démange les mains chaque jour, les mots se bousculent dans ma tête. Cependant les sujets deviennent de plus en plus nombreux et j’ai du mal à croire que le monde va changer vers le positif. L’aspect pessimiste de mon constat quotidien pourrait déboucher sur un silence total, au même titre que celui de tous ceux qui se taisent. Mais l’optimisme n’est-il pas une bouée de sauvetage pour continuer de ramer, d’écrire ? Si.

 

Et puis, le regard des enfants, de ceux des autres comme des miens, m’obligent à penser qu’ils souhaiteront, eux, un monde meilleur. C’est pourquoi l’écriture reste primordiale avant le silence, histoire de ne pas baisser les bras trop vite.

 

Paul "Loup" le SDF de luxe

 

Comment voulez-vous avoir le moral en cette période de Noël ? Chaque jour la frustration des uns bouleverse celle des autres. Au final, c’est bien au fond de notre porte-monnaie vide que se retrouvent nos mêmes désillusions. Oui, tout le monde ne gagne pas 20 millions d’Euros par an comme nos grands patrons français ; tout le monde n’a pas la chance de s’offrir des arnaques politiques pour du sursis et un an d’inéligibilité ; tout le monde n’est pas un SDF de luxe comme notre cher Paul « Loup » ; tout le monde n’a pas l’opportunité de s’appeler Louvin et de monter un site de casting en ligne (www.etoilecasting.com), où le Français moyen se met à rêver de devenir une star pour une inscription à 20 € ; non, monsieur tout le monde n’est pas à l’image de ce que nous voudrions nous faire croire, à chaque instant, dans chacune de nos émissions de télé-réalité préférées ou ailleurs.

 

Un bon SMIC comme lot quotidien

 

Non, la majorité des français s’étripe au quotidien pour un taux horaire à 7,61€, il faut le savoir. Le calcul est vite fait : Un paquet de clope plus un journal c’est une heure de boulot. Un aller retour pour aller au travail c’est une heure de boulot. Un calendrier de l’avent pour chacun de ces trois enfants (à 8 € dans les Super U) c’est pratiquement 4 heures de boulot. J’arrête la démonstration, à 18h il ne reste rien d'une journée de travail. Ceux qui subissent, savent cette réalité. Juste de quoi payer les charges fixes et encore. Combien sommes-nous à nous chauffer aujourd’hui, dans notre habitation, avec deux épaisseurs de pull ? Trop, j’imagine.

 

L'écologie de la grande distribution

 

Heureusement les chiffres de l’INSEE démontrent que les prix sont stables, voire à la baisse. Oui, l’écran Plasma, l’ordinateur, le canapé à 3.000€ et d’autres produits ont bien baissé et permettent d’équilibrer les chiffres à 2%. Mais en réalité, les biens de consommation courante ont augmenté de façon prodigieuse. Et ce sont ces tarifs journaliers qui nous intéressent réellement. Pour le reste, genre l’écran Plasma, on peut faire une croix dessus. Où alors endettons-nous, encore et encore. Dans ce flot de manque à gagner, la grande distribution n’oublie pas de nous laisser, depuis des mois, environ 1 kilo de paperasse ventant la période de Noël dans nos boîtes à lettres. Oui, des tonnes de papier publicitaire, des tonnes d’arbres.

 

De l’autre côté ils se ventent de faire de "l’écologique" en retirant les sacs plastiques des lieux d’achat. N’oublions pas que le coût quotidien en moins pour payer ces sacs (qui étaient donnés) se transforme en dépense en moins pour leur budget. Et en plus, on vous fait taxer les nouveaux sacs. Silence, un message faussement écologique vaut mieux qu'une réalité financière. Merci monsieur Leclerc, merci monsieur Carrefour, merci monsieur hyper U  l'aimable "nouveau commerçant" : Normal, les anciens commerçants n'existent plus dans les petites villes. Grâce à qui ? Question à dix balles.

 

Joyeux Noël

 

C’est au milieu de cette platonique réalité que nous allons vivre Noël et les mois à venir. Alors joyeux Noël. Même si la dinde cette année, ce sera sans les marrons...

 

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Nul n'a besoin de l'absence

 

Petite poésie libre

 

 

Nul n’a besoin de l’absence qui coule au fond des cœurs tristes. Le feu de la liberté ne brûle plus lorsque l’aube des obligations flashent les yeux, dés que la brume s’immisce dans les affres des lumières glauques. Les cris peuvent jaillir du bout du désert, l’eau n’y coulera plus, les soleils ont tout brûler. Les cris peuvent jaillir des cœurs des enfants, lorsque c’est sec, on y croit plus. L’absence des sentiments qu’ils éprouvaient, maintenant, c'est comme creuser dans le vide. Pleure des heures sur les sentiers de l’absence, pleure seul. Entier, pleure sur l’absence de ton âme, pleure sur la consternation, pleure des rivières de doutes, pleure jusqu’à comprendre ce que les autres ne te diront pas. On a l’art de survivre, on a l’art de fermer les portes, on a presque compris comment combler sa paresse. On a l’art de se refermer sur les ingratitudes des autres, les autres sont eux et nous avons nos faiblesses. On a l’absence qui rode autour de nos vies. Comme une ombre passive, le vide qui se trame dans nos incertitudes ne réveille pas nos volontés. Il est trop tard, ils ont synthétisé nos corps et nos vies. Ils ont rendu l’obligation plus forte que le vouloir et si...S'ils ont mondialisé nos sentiments, alors.

 

Qu’avons-nous fait de nos cervelles, de ces neurones dont jaillissaient l’amour, dont le pardon pouvait surgir aux moindres instants. Nul n’a besoin de l’absence qui sidère nos pleurs. Nul ne veut plus entendre les alertes de la terre. Nul ne veut la guerre. Oh si, oh silence des hommes de cet hémisphère. La paix, c’est la grandiose absente de nos sociétés. Vole le peuple qui veut survivre, alerte ; vole les âmes qui se perdent, alerte ; trompe ton ami d’hier. Nos tristes vies, nos tristes morts, nos tristes hécatombes, nos tristes mortes. Tout cela n’est qu’hier. Demain impose un court réveil.

 

Pari sur l’avenir, oubli tes indigestions de paraître, cours au secours de l’humanité tout entière. Tu trouveras ton salut, ton repos éternel. Peut-être ? Où sont passés les silences, où sont les bonheurs futiles, où sont nos regards d’espoir. Quoi, tu ne sais pas. Tu ne sais plus. Tu n’oses rien dire. Paraître s’est pourtant facile. Humaniser c’est pourtant faisable. Le salut c’est pour les autres. La postérité c’est pour les autres. S’il en reste. Tu ne dis rien. Absence. Absence. Nul n’a besoin de l’absence lorsque tout est déjà perdu. C’est de trop. Nul n’a besoin de l’absence, à chaque heure, il paraît qu’elle est là. Il paraît qu’elle s’impose, il paraît qu’elle détruit. Tu es là. Tu es là. Où es-tu, absence ? Déjà loin. Trop loin…

 

On peut respirer ? Non. On peut gueuler ? Non. On peut espérer ? Plus qu’une retraite paisible ? Non. On peut écrire ? Non. Non alors que ferons-nous ? Nous taire, peut-être ! Nous taire c’est ce que nous faisons déjà de mieux. La dérive de nos conclusions est évasive, pale d’amertume et de remords. Nous regrettons le passé mais savons-nous parvenir à combler l’avenir ?  Les manques à venir ? Les nouvelles choses à souffrir. D'autres enfants à laisser mourir ?

 

L’étoile éclaire nos vies tandis qu’ailleurs elle s’échappe, elle s’estompe, la liberté avec. La liberté ça compte pour des prunes. Ça compte que pour nous, à l’heure, à la minute, tant éphémère liberté. Et nos misères quotidiennes alors, à l’heure d’hier ou d’aujourd’hui ? Regarde, ouvre la porte barrière de tes croyances et hurle tes passions. Ne marche plus dans l’ombre de tes incertitudes, ne paraît pas heureux s’il n’en est pas question ? Paraître, laisse cela aux autres. La révolte d’un moment vaut bien plus que la passivité d’une vie. Même si la vie semble derrière, semble pour une autre fois…dans un autre temps...dans une autre sphère, ne baisse plus les bras. Nous n’avons fait que sourire et nous fondre dans l’absence. Nul n’a besoin de plus d’absence encore, ça fait mal, c’est dur, ça peine, ça casse, ça détruit. L’absence de tout.

 

« Nous n’avons su que vivre d’absence ».

 

« Nous n’avons fait que fuir nous cogner dans les angles » B.Cantat.

 

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Irak tu n'es que le reflet de notre ambition pour le monde de demain

 

Nos ambitions pour le monde de demain

 

Des enfants que l’on menace avec un couteau en pensant qu’ils sont fautifs, des casques, des ruines, des interrogations dans les yeux,  des larmes, des familles décimées, des séismes artificiels, des foutaises, des tas de chair humaine alignés, des balles, des cris, une incompréhension totale, un président du monde à l’allure d’un diable, d'autres cris, un dictateur à l’allure d’un dictateur, un monde à feu et à sang, un pays détruit, des humains à l’abandon ayant pour seul horizon les lumières du DjihâdIrak, tu n’es que le reflet de nos propres ambitions pour le monde de demain.

 

Est-ce cela la vie ?

 

Au milieu de ce fracas, dérision, un présentateur du journal télévisé français qui prévient les auditeurs : «  Attention, les images que vous allez voir peuvent vous choquer ». Merde (excusez le mot), qui est choqué dans l’affaire ? Le français, qui bien tranquille dans son fauteuil va observer des corps mutilés ? L’auditeur, qui pense autant à envoyer un SMS pour voter à la Starac qu’à son écran plasma à 2.000 € qu’il vient de se payer à crédit ? Le mouton, qui n’a cessé toute sa vie de beugler sur son propre mal-être ? Le pauvre, qui doit faire face à ses propres angoisses et terreurs quotidiennes ? Non, ceux qui sont choqués sont les enfants qui voient ça, en conflit spirituel avec leur pauvre petite innocence, et qui se disent : « c’est cela la vie, c’est cela que nous devons faire pour ressembler à nos pères ? ».

 

Des questions, des images, des questions

 

Retournons à la phrase du présentateur. Ceci n’est pas très sérieux. L’on peut nous abreuver d’images toujours plus insolites, toujours plus cruelles, mais à vrai dire, notre éloignement et nos petites tracasseries reprennent le dessus. Donc, que les présentateurs arrêtent de parler « d’images qui peuvent choquer », phrase qui laisse planer trop de doutes. Les responsables de l’information doivent souligner un peu mieux la réalité : « nous vous présentons des images d’une cruelle violence quotidienne ; oui, des images contre lesquelles nous devons réagir chaque jour, pour rayer les guerres ; des images dépourvues d’humanité ».

 

La paix avant tout

 

A la belle utopie de penser à un monde sans guerre ! Et bien oui, je préfère penser à un monde sans guerre que de sembler choqué par les images qui la constituent. C’est bête et simpliste comme pensée mais je la dis et à chaque personne qui veut la comprendre. Ne nous laissons pas endormir par des images. Ne nous laissons pas endormir par des diplomates, qui cherchent depuis la nuit des temps le moyen de régler les conflits ; mais qui ailleurs, pour une autre fausse raison, en font naître d’autres. Les intérêts financiers de quelques-uns ne sont pas forcément ceux des autres. Et nous, nous voulons d’abord la paix.

 

L'effet du vase communicant de l'humanité ?

 

Ne croyons pas, bêtement, que nous ne pouvons pas réagir. Si nous réveillons notre esprit au quotidien, en devenant plus humain dans tous les secteurs de notre propre vie, en laissant de côté les programmes télévisés stériles, destinés qu’aux parisiens, en oubliant les micros soucis générés par nos micros cervelles ; alors peut-être que cette humanité débordera de nos cœurs pour se déverser dans celui de nos enfants, des autres. A cet instant, la propre humanité de notre pays se déversera, par système des vases communicants, sur d’autres pays.

 

La guerre n'est pas une fatalité

 

En attendant, croyons et pensons, à tout moment, que ceci peut fonctionner. Et franchement, il est préférable de penser et croire en cela, c’est certain, que d’observer passivement ce que notre longue passivité a engendré jusqu’alors….

 

….Des enfants que l’on menace avec un couteau en pensant qu’ils sont fautifs, des casques, des ruines, des interrogations dans les yeux, des familles décimées, des séismes artificiels, des foutaises, des tas de chair humaine alignés, des cris, une incompréhension totale, un président du monde à l’allure d’un diable, un dictateur à l’allure d’un dictateur, un monde à feu et à sang, un pays détruit, des pays rasés, des humains à l’abandon ayant pour seul horizon les lumières du Djihâd ou de la folie humaine

 

...Irak, tu n’es que le reflet de nos propres ambitions pour le monde de demain….

 

 

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Bénéfice égal plans sociaux ?

...Je lis dans les feuillets qui défilent, les bienfaits de la mondialisation. bienfaits non prouvés. Quelques insurgés semblent lever des armées pacifistes devant ce mal. La minorité est du mauvais côté. Les idiots, les imbéciles, bref la majorité, ils suivent la bonne parole d'une poignée de grands groupes. Les moutons, le peuple de base, s'inclinent devant les prouesses des sociétés multimilliardaires qui s'empiffrent au grand jour, dératisant dans l'ombre de leurs entreprises, le personnel en trop pour le profit. Aujourd'hui le mot bénéfice se traduit fréquemment par des myriades de plans sociaux qui se suivent et se ressemblent. La belle délocalisation. Les clones, ils ne comprennent jamais rien ou si peu. On peut les traire sans vergogne pour les mener vers la perte de leur propre infime liberté, pour diriger leurs moindres gestes, leurs moindres loisirs, leurs moindres actes d'achat.

Où est l'esprit d'analyse des grandes plumes ?

Les médias se contentent de transmettre le message sans en faire l'analyse, trop complexe en cette heure où le temps file plus vite qu'il n'en faut à l'esprit pour trier. Les journaux passent des communiqués formatés, tout faits et bien clairs. Les multinationales achètent des pages entières de la presse, au détriment des plages d'expression qui disparaissent. Où est-il l'esprit d'analyse des grands reporters ? Où est-il le type médiatique qui frappe sur la table en disant : " Merde, réveillez-vous, vous ne voyez pas ou quoi ". Non, nous préférons nous complaire devant Ardisson, le samedi soir, en plongeant au coeur du parisianisme fou qui nous pousse à croire que Paris est la France.

Huit morts à la une

Derrière l'actualité, se profile une dictature tenue par les grands groupes de presse. Eux-mêmes " Mondialisés ". Lobotomisés oui. Atomisée la réflexion, oui. On ne parle plus de censure en ce nouveau millénaire. Mais elle rode, elle est sournoise, invisible : les photos et reportages sont flous et montés, truqués. Le piment absent des articles. Les images froissées à la télé. La réalité voilée par un matraquage incohérent. Le scoop à dix balles se vends mieux qu'une réalité journalière. La faute à qui ? Aux lecteurs ? Aux journalistes ? A qui ? Savez-vous qu'un accident de la route, avec 8 morts, se vend mieux qu'une investigation de 2 mois sur une affaire économique à dénoncer ? Pouvez-vous comprendre qu'un article sur un crash d'avion vaut dix articles de fond sur des sujets tabous ? Comprenez-vous qu'un journal sans publicité (c'est à dire sans grandes entreprises privées influentes derrière) ne peut pas survivre. Moi, an tant que journaliste, je n'ai jamais compris. Je confirme, l'information est hyper distillée.

La pub, le salaire du journaliste

La pub dans tout cela, c'est le nouveau salaire des journalistes, l'énergie qui fait rouler la machine à imprimer. Je vais me faire éclater de le dire, je m'en fiche. La vérité est tronquée, ils ont descendu celle de Bourdieu et des pelletées de phrases venues de plumes acérées, ils ont fliqué Jean Edern jusqu'à sa perte, ils discréditent perpétuellement Montaldo et les autres poètes de la réflexion. Non pas que je puise mes idées chez eux, loin de là, mais je constate. Les quelques combattants de l'investigation s'essoufflent. Je ne serai pas mauvaise langue, ni langue de pute, ni amer de dire que seulement 40 % de nos journalistes font leur travail. Les autres, ils se contentent de traduire des dérivés d'informations. Je tape fort, je sais, sur les journalistes, mais leur pouvoir est tellement grand qu'il faut les dénoncer pour obtenir d'urgence d'eux, qu'ils se remettent en question, c'est impératif....

(Mini-Extraits de " En attendant Camille le Monde S'écroule ")Roman de 300 pages sur la société et notre monde. Ouvrage qui recherche son éditeur.

 

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La télévision véhicule une certaine absurdité

L'été est passé, la télé-réalité s'estompe

 

Place à la télé-absurdité

Voilà enfin la majeure partie des programmes de télé-réalité d'été qui sont terminés. Ouf, ces émissions commençaient sérieusement à polluer l'un des objets les plus révolutionnaires du siècle passé. Après de grandes heures de gloire et d'émissions excellentes, il semble bien que la télé-poubelle soit aujourd'hui arrivée à bout de souffle. Il serait certes assez simple de passer derrière le miroir et d'étudier l'impact néfaste de ces émissions stériles qui se succèdent sur notre petit écran. Mais la démonstration tournerait rapidement au cauchemar. Surtout, il n'est pas vraiment bon d'être réaliste face à cette machine bien huilée, dont la philosophie ne se construit plus autour d'un programme de qualité mais autour d'un programme qui rapporte.

Une indigestion d'émissions primaires

Si l'aspect financier est aujourd'hui l'unique roue motrice de nos grandes chaînes, chaînes publiques inclues, il paraît donc évident que le résultat compte plus que le contenu. D'où l'observation, ces dernières années, d'une dégradation lamentable devant laquelle, le spectateur de base, ne peut rien. Ou alors se contente d'être un récepteur basic dépourvu d'intelligence. Ce qui laisse donc place aux dérives visibles surtout l'été, des émissions de télé-réalité (dont vous trouverez un commentaire sur ce blog). Le plaisir de regarder la télévision se transforme rapidement en une indigestion de ces émissions primaires. Si l'on ajoute à cela les coupures permanentes de spots publicitaires, même durant les émissions de nos chers enfants, il est fort de constater que l'absurdité est quasi permanente à l'écran.

Information n'égal plus investigation

Outre ces désagréments journaliers, le téléspectateur aimerait s'installer des fois, bien dans son fauteuil, pour en savoir un peu plus sur notre monde. Les informations générales, qui le permettaient encore hier, n'offrent maintenant que du sordide. Nul n'est l'abri de se retrouver, pour la moindre rumeur, au JT du 20h. Le monde va vite et les informations suivent le mouvement. Si bien que l'information n'est plus information mais un enchaînement de mini-reportages courts qui n'expliquent rien. On se contente donc de regarder les atrocités défilées sans les comprendre ni pouvoir les résoudres. Certes, sur tel ou tel sujet, il est possible d'ouvrir la presse magazine pour en apprendre plus, mais où trouver la vérité ? Les investigations sont rares tout comme les reportages longs formats. Sauf bien sur, les documentaires de Charles Villeneuve et ses interminables descentes policières dans les zones dites chaudes. Parlons aussi de ces épuisantes émissions sur les grandes affaires criminels, du voyeurisme de Jean Luc ou encore du platonique Guillaume Durand qui n'hésite plus, pour se donner un genre dans l'air du temps, à se laisser pousser la barbe.

PAF : Poubelle Audiovisuelle Française

C'est dans ce PAF que nous devons guetter l'émission qui nous apprendra quelque chose, le débat qui sortira du consensuellement "correct". Et à force de chercher, chercher et chercher encore, on finit par bouffer un tas d'émissions aussi absurdes que les autres...Et finalement on ne trouve rien ou pas grand chose. Finalement, on s'endort chaque soir en se disant : " Mais qu'est ce que j'ai appris ce soir ? Pourquoi j'ai encore regardé cet écran de malheur ? ".

Ce n'est pas grave, nous payerons encore cette année la redevance sans broncher....

Médidation

" Si la télévision n'est que médiocrité, à qui la faute ? A ceux qui programment les émissions, ou à ceux qui les regardent ? ".

 

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Les jeunes doivent passer derrière le miroir

Le devenir de l'humanité

De rencontres en chemins croisés, d'écoute en observations, il s'avère évident que de nombreux jeunes (17/24 ans) semblent totalement devant le miroir. Certes, on ne peut pas leur reprocher de connaître si peu (la vie commence), de rester statique face à certaines situations ; il faut savoir pourtant que le devenir de l'humanité, ce que nous  appelons le monde moderne, dépend principalement de la réactivité et du réveil de cette tranche d'âge. Si le protectionnisme parental n'a pas toujours aidé au développement de la réflexion, il a ancré dans les esprits des jeunes que : " les parents sont là et que quoiqu'il arrive c'est le matérialisme et les études qui comptent plus que tout " me confiaient plusieurs ados.

S'ouvrir à la réflexion

Ainsi, nos jeunes se retrouvent dans une sorte de confusion totale où la confrontation et le rejet parental s'expriment par l'intermédiaire de l'interdit. A l'opposé de l'éducation inculquée, certains utiliseront des drogues pour s'évader à la recherche d'un idéal (on n'en a jamais autant consommées), d'autres entreront dans des clans (Magie noire, Gothique, Piercing ou autre). Bien sur, les plus éduqués continueront leurs études, restant à l'écoute de leurs parents, appréciant le matérialisme qui leur permet d'aller plus loin, jusqu'à la réussite sociale. Les uns et les autres sont bien souvent en panne de réflexions ou alors au bord de la pensée utopique qui ne mène à rien. Bref, un peu perdu au coeur d'un système qu'ils subissent plus que d'en être les acteurs. Le protectionnisme a ses limites. On ne pourra pas, non plus, reprocher aux parents de protéger leurs enfants. Parents qui, eux-mêmes, sont inévitablement portés par une pensée qui pousse à leur faire croire qu'ils ne peuvent changer les choses. Que le monde va trop vite et qu'ils ne dirigent rien.

Les jeunes doivent changer les choses

L'évidence est là : ce sont les jeunes qui peuvent et doivent changer le monde. Alors comment faire ?Ou se trouvent les solutions ? Comment pourraient-ils changer un monde qui se cache, un monde fait d'influences multiples et de réseaux fermés. Un monde qui accepte de se taire devant les inégalités, les injustices, les réseaux mafieux, les sociétés secrètes. Ouvrez un peu les yeux et vous comprendrez de quoi je parle. Je comprends qu'il est préférable de vouloir se satisfaire de nos possessions et de poursuivre nos routes en tentant de survivre. Comme d'autres pourtant, je préfère le chemin de la réflexion pour enfin trouver une solution. Pour enfin voir des jeunes politiciens venus d'horizons divers, des jeunes journalistes aux commandes des grands groupes de presse dont le dirigisme impose l'information bien emballée. Oui, je veux voir des jeunes chefs d'entreprises, des jeunes monter aux créneaux pour exposer leur vision de notre société. Et surtout s'unir pour un revirement de situation. 

La planète étouffe, le réveil est indispensable

Il est temps que la jeunesse prenne le monde en main, que des groupes de réflexion s'imposent, que le matérialisme pur ne soit plus qu'un vieux souvenir. Pour que tout simplement nous puissions profiter encore longtemps de notre planète qui étouffe. Et surtout que nous puissions avoir du temps libre pour profiter de notre passage éphémère sur la terre. Ainsi, les absurdités de notre monde moderne diminueraient. Il faut changer de cap, réaliser que sans couche d'ozone nous allons brûler, que sans poisson dans l'océan nous n'aurons plus à manger, que chaque race est indispensable à notre écosystème. Qu'il est aussi temps de ne plus voir des enfants travailler, des enfants se faire mutiler, des enfants se faire taper, des enfants pleurer. Les larmes d'enfants tristes apportent un goût trop amer à mon esprit. Normal, je suis passé de l'autre côté du miroir. A vous d'en faire autant. Ouvrez bien vos oreilles, analysez les mots qui nous entourent, observez l'univers, ne négligez pas le fait que demain, il sera trop tard pour faire marche arrière.

 

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L'écriture doit frapper au bon endroit

L'homme fait jaillir des mots

Pour un journaliste, l'écriture est un tout. Le poète s'y décharge là où le romantique y retrouve un brin de mélancolie, l'amour perdu. Le seul et unique moyen de distribuer sa pensée, sans retenue, c'est l'écriture. La preuve sous vos yeux. Rien ne l'arrête, ne la dissuade. elle naît des profondeurs de l'esprit en surgissant d'un moment d'injures, de révoltes intérieures, d'enquêtes, d'envie de dissuasion. Ecrire c'est donner son être aux autres, se dévoiler, tomber la veste. Les romans peuvent tant dire. A travers les lignes, l'homme fait jaillir les mots, offre sa pensée ou des mensonges : lui seul le sait, la réponse se trouve en son âme.

Ecrire vient d'une force

Je crois être né avec un stylo entre les doigts, avec des mots plein le cerveau, des pensées plein les poches. Pourtant, pas d'érudit dans la famille, pas d'hommes de lettres. Je n'ai même pas fait d'études ni lu de livres. En fait, les mots sortes comme par prédisposition. Ecrire vient d'une force qui dépasse l'entendement. L'écriture, je l'ai dans le coeur qui me remontent comme un appel au secours, c'est le S.O.S de celui qui n'a pas tout dit.

Des feuillets pour le plaisir des autres

Depuis, j'écris sans me lasser, des soirs entiers restant à mon bureau pour assouvir ce désir. Jamais blasé. Hier, je posais des feuillets pour le plaisir des autres qui se retrouvaient dans les termes, dans les articles. Ternes parfois. J'oubliais l'essentiel parfois, en voulant décrire la vie qui passait, celle des autres : les braves gens ou les infidèles, les virtuoses ou les stars, les petits clowns ou les maires. Ce sont les mêmes. Des politiciens aux patrons véreux des GMS, le profit reste souvent le roue motrice d'un soi-disant bon papier.

L'écriture pour parler des maux du monde

De mon côté, je pensais qu'il fallait marquer d'un mot le temps qui s'écoulait, partant en quête de nouvelles phrases que les humains me dictaient, en espérant que je transcrirais au mieux le fruit de leurs micros cervelles, j'avançais peut-être vers la perfection. Je pensais trouver ailleurs les mots justes alors qu'ils étaient faussement tronqués par des ambitions personnelles. Je cherchais autre part ce que j'avais en moi depuis longtemps. Maintenant, je reprends le stylo en solitaire et vide mon sac. Une écriture que je savoure car elle est mienne. Rien ne dicte mes pas. Je vais où la pensée me mène sans me soucier des juges, du jury ou des apôtres. Je ne dois rien à personne. Je ne pèse plus mes vers, je ne calcule plus, je plonge dans l'écriture pour parler des maux du monde. Je passe derrière le miroir de la censure. Mes mots sont là. Mes phrases dérivent sur un océan d'incertitudes et demain, si je pars, je n'aurai rien à regretter.

Les illustres inconnus

Qu'importe si l'aspect de mon écriture n'a sans doute plus aucune ressemblance avec celle des grands maîtres, des écrivains de pacotilles qui nourrissent les âmes d'histoires grotesques : je parle de ceux qui se font éditer par des " éditeurs dealers " sous prétexte d'avoir la vérité à dire et surtout d'avoir un nom qui fait vendre. Les exemples ne manquent pas ces derniers mois. Pourtant la vérité, personne n'en est le propriétaire. La vérité se trimballe dans les rues de la mélancolie. Il y a un bar qui s'appelle " Mélancolie ", je m'en souviens mais je ne sais plus où il se trouve. Dans ce bar, je ne sais quel écrivain paumé ramassait des mots dans les poubelles spirituelles des humains du monde libre. Alors qui la détient la vérité ? L'écriture est libre, non ! On est des artistes, pas des sorcières à brûler. Ou même pas des artistes, des illustres inconnus.

Stériles certains auteurs

On s'en fout alors de plaire pourvu qu'on puisse écrire. On s'en fout de plaire pourvu qu'on puisse être entendu. Cela libère, cela réjouit, cela provoque. Cela taille une de ces vestes aux littéraires de la haute. A ceux qui ne comprennent plus rien à notre monde. Les dissidents " littédéraisonnables " ont des écrits qui me laissent perplexe. Stériles certains auteurs. Je m'en balance après tout, je suis l'écrivain de pacotille qui déballe ses phrases mal cousues, qui découpe le dictionnaire en mille parcelles de lettres qui se déchirent et se ressoudent entre elles. L'orthographe au placard, la grammaire dans les sacs, les mots c'est au feeling qu'ils s'écrivent. J'inscris sur la feuille blanche, la sincérité qui défile.

Et la censure toujours là

Avant hier, c'était un rédacteur en chef qui m'arrêtait en contredisant même des témoignages qu'il n'avait pas entendus, se permettant de réduire en quelques mots le fruit d'un travail difficile. Il m'est arrivé d'en croiser un qui n'était pas de ceux-là, il se reconnaîtra. Ailleurs, dans les rédactions, elle est flagrante cette censure puante : Sournoise censure qui rode autour de nous ; celle qui bloque nos illusions et nos envies de liberté ; celle qui bouffe nos âmes et donne la chance au consensuel. Rien que du consensuel ; la censure sournoise, on ne la voit pas mais elle agit dans notre dos, lorsque l'on tourne la tête. Elle est sans odeur et sans visage, elle détruit l'humanité qui tente de subsister ; la censure sournoise rend les faits invisibles pour qu'ils disparaissent. Heureusement, parfois encore, la censure sournoise se détourne et d'un coup elle disparaît à son tour. En attendant, elle voile le vrai, ternit le monde, évince le soupçon d'humanité, emprisonne des journalistes, tue des gens, étouffe des affaires, pulvérise les vérités, crame l'essentiel.

Je suis un hors-terre

J'écris donc sans dictature extérieurs et c'est bon. Un plaisir idéal, subtil, merveilleux, fantastique, miraculeux où les synonymes n'en finissent plus de se suivre. Je rédige en respectant la clairvoyance de cette vision personnelle que j'exprime, l'esprit est limpide. Je n'irais plus me cacher et tant mieux si ça dérange, tant pis s'il me classe comme un " hors terre ". Je n'aime pas les hommes qui pourrissent tout : ceux des sommets qui me révoltent d'oublier le petit monde d'en bas ; ceux qui détiennent la gloire et ne la partagent pas ; ceux qui attendent toute une vie en espérant une bonne retraite, trop tard ; les inconditionnels de la guerre des étoiles.

L'effet serre est un cancer

Parce qu'on en est là. Les chiffonniers des grandes puissances se préparent au pire, s'enfonçant à la vitesse vertigineuse vers un voyage ténébreux avec un aller simple en poche. Mais que font-ils, faut-il l'écrire ou se voiler encore la face. Ces idiots. Ils ne voient donc rien. Ils préfèrent économie et rentabilité à humanité et planète propre. Ils vont se la prendre en plein visage leur erreur, leurs déchets radioactifs et leurs bombes pourries. Les hommes sont si intelligents qu'ils ont réussi à programmer leur propre perte. La guerre est un cancer, les déchets nucléaires sont un cancer, l'effet de serre est un cancer. Des cancers incurables.

L'écriture doit abreuver la réflexion, déchaîner les passions. Je veux provoquer la réflexion, oui c'est bien cela. Si j'écris, dénonce, c'est que je ne consens pas. Non à l'avenir envisagé. Non au flagrant délire, non à l'évidence.

La goulée de vérité des médias !

Le gouffre s'élargit et j'ai peur pour le demain de nos enfants. Que restera-t-il dans cet univers sordide ? Que restera-t-il du lendemain puisque nous avons tout pris, tout gâché, sans rémission possible. Nous laissons aux suivants et suivantes une terre usée en décrépitude. Cette usure ne se répare pas, telle une fracture ouverte qui ne soigne pas ; tel un verdict de peine de mort confirmé, sans révision possible ; telle une société qui s'égare sans vraiment le savoir, ignorance ; tel un média qui perd son self contrôle, balançant des fausses informations au hasard ou en quête d'un scoop à deux balles, sans rien vérifier. Ils nous canardent d'images subliminales invraisemblables. Nous absorbons les flashs d'informations comme des goulées de vérité, n'hésitant plus à pointer du doigt notre voisin pour la moindre rumeur.

Finalement, je ne garderais de l'écriture que quelques mots, quelques couplets de bonnes chansons, quelques vers, un peu de moi et de ce monde qui s'écroule. Continuons d'écrire avec le coeur et passons derrière le miroir pour apprendre à lire entre les lignes.

 

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