" Notre rôle n’est pas d’être pour ou contre, il est de porter la plume dans la plaie "

Albert Londres

 

 

Article et interview exclusive

" Bush Doctor "

 

 

Bush Doctor a aujourd’hui 39 ans. Né dans un quartier pauvre de BO, deuxième capitale de Sierra Léone, il se fait les vocalises dans les églises des cartiers défavorisés où son père et sa mère, pasteurs, prêchent la bonne parole. « Tu as chanté avant de parler » lui disait cette dernière. Pour occuper ses journées, il lit alors beaucoup pour comprendre le monde. C’est en fait en 1994 que sa carrière artistique démarre. Il chante alors de villages en villages jusqu’au jour où il décide de laisser la musique traditionnelle Africaine de côté. L’influence Reggae s’impose à lui : « La musique a chanté en moi » dit-il. De 1994 à 1997, il tourne sur l’Ouest de l’Afrique.

 

Dès 1998, alors que la guerre civile décime son peuple, qu’elle devient trop oppressante pour les artistes, il prend sa canne à tête de Lion et part, tel un prophète, enregistrer un album en Guinée. Il en fait la promotion en Côtes d’Ivoire. Tiré à 10.000 exemplaires pourtant, Bush Doctor ne verra pas la couleur des bénéfices issus de cette collaboration. Il continue d’écrire : « J’écoute les éléments de la nature et dieu me dit ce que je dois chanter ». Il s’installe ensuite en Angleterre au cœur du quartier Rasta. Il tente de faire connaître son album en multipliant les scènes de Londres à Liverpool en passant par Oxford, Bradford. Il tourne alors avec une dizaine musiciens.

 

Puis il retourne faire des grands shows en Gambie. Entre les deux, on le verra passer sur la scène du festival Reggae à Saint-Cast, en Bretagne, où il chante devant 10.000 spectateurs, conquis. Ce qui lui vaudra un article de 4 pages dans le magazine « Reggae Massive ». La presse locale s’empresse d’en parler. Tout en écrivant des messages pour l’humanité ou en racontant des tranches de vie, il essaye de rester collé à l’univers Rasta : « Être Rasta c’est aimer la vie, aimer ce que tu fais et aimer les autres. Il faut rester dans la vérité, vivre propre. Le Rasta n’est pas parfait, il essaye de marcher vers la perfection » dit-il.

 

La Suite de l'article

 

 

 

Direction à tout moment vers la page d'accueil c'est  ici

 

 

Copyright  © 2005  YANN CHOLLET (Mes photos  et  Textes ne sont pas libre de droits)